CFDT Infos

Mardi 22 juillet 2008 2 22 /07 /Juil /2008 10:00

Source : Juritravail.com

Vous êtes employé en CDD. Votre contrat de travail doit, en principe, être exécuté pour une durée précise. Toutefois, cela n’exclut pas la possibilité pour vous, comme pour l’employeur, de rompre le CDD avant l’arrivée de son terme.
En effet, le
Code du travail reconnaît plusieurs hypothèses de rupture anticipée du CDD (articles L. 1243-1 et L. 1243-2 du Code du travail).

Ainsi, vous pouvez mettre fin à votre CDD avant son échéance :

 si vous êtes embauché en CDI durant l’exécution de votre contrat CDD.

Quant à l’employeur, celui-ci peut rompre votre CDD de manière anticipée :

 - en cas de force majeure,
 - si vous avez commis une faute grave.

Par ailleurs, le CDD peut être rompu avant son terme si vous en convenez d’un commun accord avec l’employeur.


Règles particulières en cas de rupture du CDD pour faute grave :

Lorsque l’employeur rompt votre CDD de manière anticipée pour faute grave, celui-ci doit respecter la procédure disciplinaire déterminée par le Code du travail (arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 4 juin 2008 – n° de pourvoi 07-40.126).
La procédure disciplinaire est la procédure que l’employeur doit respecter afin de sanctionner une faute du salarié : convocation à un entretien préalable, notification de la sanction par écrit, respect d’un délai de 2 mois pour engager la procédure…(article L. 1332-2 du Code du travail).


Conséquences de la rupture anticipée du CDD sur le versement de la prime de précarité :

En cas de rupture anticipée du CDD pour les cas prévus par le Code du travail et qu’elle soit de votre fait ou de celui de votre employeur, vous ne pourrez prétendre au versement de la prime de précarité (indemnité de fin de contrat).

Par Thierry Sauvage - Publié dans : CFDT Infos
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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 09:59

une transposition de l’accord européen réussie

La 4e et ultime séance de négociation interprofessionnelle sur le stress au travail s’est tenue le 2 juillet 2008[1].

 

 

Cette négociation avait pour objet de transposer l’accord cadre européen conclu le 8 octobre 2004 (signé par les trois organisations patronales européennes et la CES). Accord dont nous soulignons qu’il est le premier acte posé en matière de prise en compte du stress au travail et qui marque la volonté des partenaires sociaux européens d’engager une action commune sur cette question. Preuve -s’il en était besoin- de l’existence d’une Europe sociale.

 

 

La séance du 2 juillet s’est déroulée à partir d’un nouveau texte intégrant en partie les demandes et propositions faites lors des réunions précédentes. Suite à un premier tour de table, où chaque organisation syndicale a pu proposer de nouveaux amendements, la séance a été suspendue et la partie patronale nous a remis un texte finalisé sur lequel il nous a été demandé de donner une appréciation générale.

 

 

Pour la délégation CFDT, cette dernière séance de négociation a permis de faire évoluer de façon positive le texte proposé.

 

En effet, plusieurs avancées peuvent être constatées :

 

§         Ce texte met l’accent sur la prévention du stress au travail notamment par l’établissement d’une liste d’indicateurs à recueillir et de facteurs de stress à identifier dans les entreprises.

 

§         La définition du stress a été considérablement enrichie. Notre volonté de voir supprimer la référence à des pressions à court terme pouvant être considérées comme « positives » par les salariés a été supprimée. De même, il a été admis que le stress puisse apparaître suite à une exposition « répétée » à des pressions intenses et non seulement suite à une exposition « prolongée », comme le texte initial le prévoyait.

 

§         Dans la définition du stress et de ses facteurs, la place donnée à la composante individuelle a été diminuée et la partie patronale est sortie du déni de la responsabilité de l’organisation du travail. Ainsi, l’organisation et les processus de travail sont placés en tête de la liste des facteurs de stress.

 

§         Le rôle des représentants du personnel dans la mise en œuvre de mesures de lutte contre le stress est renforcé. Toutefois, dans cette négociation, la CFDT avait aussi l’ambition de voir reconnaître un droit spécifique à la formation des représentants du personnel sur la question des risques psychosociaux. Or le patronat, souhaitant se garder une marge de manœuvre quant aux négociations à venir sur le rôle du CHSCT ou encore sur le droit d’alerte en matière de stress et de TMS, n’a pas accédé à notre demande. Nous veillerons à ce que cette question soit abordée lors de ces négociations.

 

§         Enfin, l’impérativité du texte a été renforcée notamment par le remplacement de formulations potestatives par des tournures de phrases impératives (exemple : l’employeur « peut faire » par l’employeur « doit faire ») et par l’interdiction faite aux futurs accords de branche et d’entreprise de prévoir des dispositions moins favorables à l’accord interprofessionnel.

 

L’ensemble des organisations syndicales ont donné un avis positif sur le texte. Toutes vont consulter leurs instances afin de décider de sa signature ou non. Concernant la CFDT, le bureau national sera consulté en début de semaine prochaine.

 

Par Thierry Sauvage - Publié dans : CFDT Infos
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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 09:56

(Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences)

2 juillet 2008

 

La première séance de la négociation portant sur la GPEC prévue par l’accord « modernisation du marché du travail » du 11 janvier 2008 s’est tenue ce 2 juillet 2008 au siège du MEDEF[1].

 

Cette réunion avait pour objectifs de délimiter le périmètre de la négociation à engager et de déterminer les méthodes de travail et le calendrier.

 

La délégation patronale, conduite par Bernard LEMEE (ancien DRH de BNP-Paribas), a indiqué que :

§         cette négociation est une négociation d’application de l’article 9 de l’accord « modernisation du marché du travail » du 11 janvier 2008 (voir annexe) ;

§         il s’agit de donner une nouvelle dynamique à la GPEC (une idée qui n’est pas nouvelle) en réaffirmant mieux son importance pour la compétitivité des entreprises et pour la sécurisation des parcours professionnels des salariés sans télescoper ce qui est d’ores et déjà mis en place dans certaines entreprises et dans certaines branches ;

§         en analysant le texte de l’article 9, la négociation devrait :

-          permettre de conforter, en contribuant à leur diffusion, les bonnes pratiques existantes,

-          examiner comment des situations d’emploi spécifiques (égalité professionnelle, seniors…) peuvent s’articuler à la GPEC ? jusqu’à quelle dose de volontarisme va-t-on ?

-          étudier comment développer la GPEC dans les entreprises non couvertes par l’obligation triennale de négocier par le biais des branches ou des territoires. C’est un enjeu fondamental pour les TPE-PME.

§         l’examen du bilan d’étape professionnel créé par l’article 6 de l’accord du 11 janvier 2008 pourrait être traitée dans cette négociation.

§         la GPEC est un outil de développement du dialogue social ; l’activité économique est par essence imprévisible, il est indispensable pour les entreprises et pour les salariés de se donner toutes les chances de pouvoir discuter de tout ce qui peut être anticipé pour réduire les risques. Il s’agit bien de définir des outils qui donnent des perspectives d’avenir chaque fois que cela est possible pour rendre les salariés acteurs de leur projet professionnel.

 

La CFDT a dit son accord global avec le décryptage fait du champ de la négociation à partir de l’article 9 de l’accord du 11 janvier 2008.

Si la GPEC n’est pas un concept neuf, le contexte social et économique lui donne un caractère bien plus important en matière de sécurisation des parcours professionnels des salariés. Le sujet n’est pas facile et ce d’autant plus que la GPEC fait l’objet d’une méfiance à cause de l’utilisation trop exclusivement dans le cadre de restructurations et parce que les salariés ne voient pas ce qu’elle leur apporte.

A ce titre, la CFDT est très favorable à ce que le bilan d’étape professionnel, qui vise à faire l’état des lieux des compétences des salariés, soit traité dans cette négociation car elle souhaite en faire un outil d’appui de l’anticipation des besoins de compétences dans le cadre de la GPEC.

La GPEC doit permettre d’articuler, de mettre en cohérence, de dynamiser les différentes politiques (formation, senior, égalité professionnelle, ...) et contribuer ainsi à développer des politiques intégrées dans les entreprises. Il ne s’agit pas dans cette négociation de choisir un chemin unique, mais de permettre à chaque entreprise de trouver sa voie.

Promouvoir la GPEC dans les PME et TPE doit se faire par deux axes principaux : adapter les outils existants chaque fois que cela est nécessaire et améliorer l’articulation entre les différents acteurs (branches, territoires, observatoires …).

 

FO a d’emblée signifié son regret que la négociation assurance chômage prévue dans l’accord avant la fin juin 2008 ait été reportée et s’est étonné de l’annonce par le MEDEF, avant cette réunion, de la décision que la négociation du bilan d’étape professionnel prévue dans l’accord soit raccrochée à celle sur la GPEC avant toute discussion avec les organisations syndicales.

 

La CFE-CGC est contente de l’ouverture enfin de cette négociation, mais est inquiète du report de celle sur l’assurance-chômage.

La négociation GPEC est en quelque sorte une négociation chapeau puisqu’elle a de nombreuses interférences avec les autres négociations à venir. Mettre le bilan d’étape professionnel ici, pourquoi pas, mais faudra veiller aux cohérences finales.

 

La CFTC a insisté sur le fait que la GPEC est un outil de sécurisation des parcours de vie professionnelle des salariés, mais que cela impliquait un changement culturel dans les entreprises. Pour cela, un outillage simple est nécessaire pour ne pas faire n’importe quoi.

 

La CGT, bien que non signataire de l’accord du 11 janvier 2008 pour des raisons qui ne portaient pas sur l’article 9, adoptera une attitude constructive dans cette négociation.

La CGT est favorable à tout ce qui sera fait pour que l’anticipation permette de réduire les conséquences néfastes aux salariés des évolutions de l’entreprise ; mais sa priorité est de construire des mécaniques d’intervention qui permettent aux salariés de rebondir même quand des évènements imprévisibles surviennent.

 

 

Après une courte suspension de séance, la délégation patronale a considéré qu’il y avait des convergences pour travailler autour des axes suivants :

§         Finalités de la GPEC : sécurisation des parcours professionnels des salariés, développement des compétences et de la compétitivité des entreprises…

§         GPEC, vecteur de dialogue social, à articuler avec les autres négociations ;

§         Accessibilité aux informations des salariés et des IRP ;

§         Articulation des différentes sources concernant la GPEC ;

§         Enjeu particulier TPE-PME, dimension notamment territoriale ;

§         Prise en compte du champ hors entreprise (sous-traitance, donneur d’ordre...) ;

§         Discussion sur le bilan d’étape professionnel.

 

 

La séance s’est terminée par l’examen des modalités de travail :

§         la période estivale devra permettre de fixer plus précisément avec les chefs de file l’organisation thématique de la discussion.

la négociation se tiendra à la rentrée tous les quinze jours sur une journée : les vendredis 12 septembre, 26 septembre, 10 octobre et 17 octobre.
Par Thierry Sauvage - Publié dans : CFDT Infos
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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 09:47


Extraits du site de France infos !!!!!!!!!!!!! :

Pendant la nuit, l’Assemblée nationale a fixé (hors accord) un plafond de 235 jours travaillés annuels, contre 218 actuellement, pour les salariés "autonomes" comme les cadres.

 

Le détricotage des 35 heures par la majorité continue, sous des formes diverses. L’Assemblée nationale a ainsi décidé hier soir de fixer par défaut (c’est-à-dire en l’absence d’un accord collectif), un plafond de 235 jours travaillés pour les salariés, majoritairement des cadres, au forfait.

Ce vote d’un amendement UMP-Nouveau Centre marquait la fin de l’examen du projet de loi sur la réforme du temps de travail.
Le "forfait jours" créé dans le cadre des lois Aubry avait été inspiré par la difficulté pour certains cadres de quantifier clairement leur temps de travail lorsque celui-ci dépasse régulièrement les 35 heures.

Actuellement, les 35 heures équivalent, pendant l’année, à des forfaits de 218 jours. Une très grande majorité d’entreprises ont négocié des forfaits compris entre 200 et 210 jours.
Le texte du gouvernement ne prévoit aucun plafond pour ces forfaits (de fait 282 jours, légalement), la rémunération forfaitaire, à partir du 219ème jour, étant majorée d’au moins 10%.

Gauche et droite croisent le fer

C’est donc pour contrer le tollé syndical annoncé que les députés UMP ont proposé cette instauration "d’un nombre maximal annuel de jours travaillés" fixé à 235.

Hier, évoquant notamment la "fin des 35h" pour les cadres, l’opposition et les centrales syndicales sont montées au créneau face à l’un des aspects de la réforme Bertrand. Cependant, malgré le "combat" annoncé par la gauche, cet examen depuis son début le 1er juillet est resté relativement inaperçu dans l’actualité.
La CFE-CGC voit dans ces 235 jours un "retour au siècle dernier". La centrale des cadres entend d’ailleurs déposer un recours devant la Cour européenne des droits de l’Homme.

Le leader de la CGC Bernard Van Crayanest n’en revient pas... il trouve cela "hallucinant"  (2'08")
 

"La suppression des jours fériés chômés payés, le Medef l’avait rêvée, vous êtes en train de la réaliser. Si l’accord d’entreprise ne le prévoit pas, ils ne seront plus payés", a dénoncé elle aussi Martine Billard (Verts).
Enfin, le député PS Alain Vidalies a évoqué une "régression sociale massive".

Par Thierry Sauvage - Publié dans : CFDT Infos
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Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /Juin /2008 13:51

Journée d’action et de mobilisation

Le 17 juin 2008-06-12

Venez nombreux

Rendez-vous à 10h

à Reims

Boulevard de la Paix

devant la maison des syndicats

Par Thierry Sauvage - Publié dans : CFDT Infos
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Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /Juin /2008 12:30

Pour ici télécharger le bulletin d'adhésion
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Mercredi 4 juin 2008 3 04 /06 /Juin /2008 07:23

En conclusion de la réunion intersyndicale qui a eu lieu le 29 mai à 18 heures, la CFDT et la CGT ont décidé d’appeler à une journée d’actions (manifestations, arrêts de travail,…) le 17 juin 2008 :

·         pour la défense de la retraite solidaire,

·         contre le projet de loi sur le temps de travail.

La CFTC n’est pas venue à la réunion. FO (très réticente pour agir sur le temps de travail) et CGC ont décidé de consulter leurs instances.

Il n’est pas dans nos pratiques de globaliser les mots d’ordre. Cependant, d’une part le calendrier ne permet pas d’envisager en juin une journée sur les retraites et une journée sur le temps de travail. D’autre part, sur ces deux thèmes, l’interlocuteur est le gouvernement.

Sur les retraites, au-delà des questions de l’allongement de la durée de cotisation et de la pénibilité, le gouvernement doit donner des réponses à nos propositions sur le taux de remplacement, les carrières accidentées, les polypensionnés, le fond de réserve des retraites.

Comme l’a dit François Chérèque dans l’interview qu’il a accordée au journal  Le Monde,  « sur le temps de travail, le gouvernement a choisi l’affrontement » en ne respectant pas le résultat de la position commune entre les partenaires sociaux et en prenant le risque de déstructurer gravement l’organisation du travail dans les entreprises et de dégrader les conditions de travail. Pour la CFDT, le gouvernement doit s’en tenir aux dispositions contenues dans la position commune.

Nous allons donc devoir mobiliser fortement les salariés pour faire bouger le gouvernement.

Le 17 juin 2008, la mobilisation et la place de la CFDT dans les manifestations doivent être à la hauteur. Ce sont la place du dialogue social et son respect par le gouvernement, l’organisation de la durée du travail et ses conséquences pour les salariés, une meilleure équité dans l’étape 2008 de la réforme des retraites qui sont en jeu.

Par Thierry Sauvage - Publié dans : CFDT Infos
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Lundi 26 mai 2008 1 26 /05 /Mai /2008 15:02

Les leaders de la CGT et de la CFDT, Bernard Thibault et François Chérèque, mettent en garde "solennellement" le gouvernement contre "l'adoption en catimini" de "mesures de déréglementation du temps de travail", dans une déclaration commune rendue publique lundi.

Ils lui demandent de s'en tenir, dans la loi, à la "position commune" sur la représentativité syndicale conclue dans la nuit du 9 au 10 avril entre leurs organisations d'un côté, le Medef et la CGPME de l'autre, qui "exclut toute autre position" qu'un dépassement à certaines conditions du contingent annuel d'heures supplémentaires.

"Or, depuis quelques jours, les velléités de modifier une nouvelle fois la législation sur le temps de travail se multiplient" et "pourraient se traduire par l'adoption en catimini de mesures de déréglementation du temps de travail, dont la portée serait très négative pour les salariés", ajoutent les deux secrétaires généraux dans leur texte transmis à la presse.

"Nous attirons solennellement l'attention du Président de la République et du gouvernement sur les conséquences qu'engendrerait un tel choix politique", qui "ouvrirait pour nos organisations une nouvelle période dans les relations sociales avec les pouvoirs publics", préviennent-ils.

"Outre le fait que les salariés et leurs syndicats seraient mis devant le fait accompli", "une telle attitude signifierait que le gouvernement et les parlementaires décideraient de faire fi du résultat de la négociation", écrivent-ils.

"Si le gouvernement ou les parlementaires ont l'intention de modifier la loi sur le temps de travail, ils doivent dans le respect des principes introduits par la loi sur le dialogue social de janvier 2007, proposer à l'ensemble des organisations syndicales et patronales d'ouvrir une négociation sur cette question".

"Pour l'heure, nous attendons le respect de la position commune", soulignent-ils.

Celle-ci, rappellent-ils, "stipule que par accords d'entreprise conclus avec des organisations syndicales représentatives et ayant recueilli la majorité absolue des voix aux élections des représentants du personnel, il est possible à titre expérimental de dépasser le contingent conventionnel d'heures supplémentaires".

Lundi dernier, le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian avait plaidé pour un démantèlement définitif des 35 heures. Le ministre du Travail Xavier Bertrand, appuyé par Nicolas Sarkozy, avait alors affirmé qu'il n'entendait pas toucher à la durée légale du travail, mais s'appuyer sur la "position commune" pour introduire de la "souplesse" dans les entreprises.

Mais, après des réunions au ministère durant la semaine, la CGT et la CFDT s'étaient chacune inquiété des intentions du gouvernement d'aller plus loin.

Selon la CGT, plusieurs autres modalités des 35 heures seraient remises en cause dans une future loi, notamment sur les repos compensateurs d'heures supplémentaires, et l'encadrement des modulations du temps de travail et des journées de RTT.

MM. Thibault et Chérèque jugent en revanche "positif" que le gouvernement ait promis de respecter "l'esprit et la lettre" des autres dispositions "la position commune", qui prévoit notamment qu'un syndicat, pour être reconnu représentatif des salariés, doive rassembler au moins 10% des voix aux élections professionnelles dans les entreprises.

Par Thierry Sauvage - Publié dans : CFDT Infos
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Lundi 26 mai 2008 1 26 /05 /Mai /2008 12:18


PARIS, 23 mai 2008 (APM) - La CFDT a déclaré vendredi dans un communiqué que la direction d'AstraZeneca France prévoit la suppression de 327 postes de visite médicale et au sein du siège d'ici 2009, sur un effectif actuel de 1.526 postes.
Le groupe AstraZeneca a annoncé en juillet 2007 un plan prévoyant la suppression d'environ 7.600 postes dans le monde, soit plus de 10% de ses effectifs, avec la disparition de 1.800 postes de marketing et ventes en Europe (cf dépêche APM SOKGQ004).
"Nous avons interrogé la direction sur l'effet de cette réduction de postes commerciaux en France", a expliqué vendredi à l'APM un représentant syndical CFDT. "La direction a fait état de prévisions d'effectifs et il y a un écart de 327 postes fin 2009 par rapport à l'effectif actuel", a-t-il ajouté.
Le syndicat reproche à la direction de ne pas avoir mis en place un accord de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) pour favoriser les départs volontaires, ni même un plan social.
"La direction compte sur des départs naturels. Nous n'y croyons pas", a déclaré le représentant syndical, affirmant qu'AstraZeneca procède à un "plan social déguisé" en s'appuyant sur des licenciements pour faute.
En 2007, les effectifs du groupe auraient été réduits de 186 salariés, dont 101 démissions, 18 licenciements économiques et 67 licenciements pour faute.
Interrogée par l'APM, la direction a déclaré que sa politique de ressources humaines n'a pas changé et souligné qu'AstraZeneca n'a chiffré aucun objectif de baisses d'effectifs.
En revanche, "nous avons toujours expliqué aux représentants du personnel que les départs de l'entreprise ne seraient pas systématiquement remplacés", a indiqué un porte-parole de la filiale.
Le nombre de démissions en 2007, qui est en effet d'une centaine de personnes, est équivalent à celui enregistré les années précédentes, de même que celui des licenciements pour faute, a indiqué le porte-parole.
Quant aux 18 licenciements économiques, ils correspondaient à un plan social ayant touché la visite médicale.

POURSUITE DE LA GREVE A DUNKERQUE

Par ailleurs, la grève, engagée lundi 19 mai à l'appel de l'intersyndicale CGT, CFDT et FO, se poursuivait vendredi sur le site de production d'AstraZeneca à Dunkerque (Nord), a-t-on appris de sources syndicales (cf dépêche APM SOLEJ002).
Les salariés craignent que soient supprimés jusqu'à 150 postes sur ce site, à la suite du transfert, prévu pour 2009, d'une partie de la production de l'ésoméprazole (Inexium*/Nexium*) à Ranbaxy, dans le cadre d'un accord passé avec AstraZeneca sur les brevets américains du composé.
L'usine de Dunkerque, qui compte 650 salariés environ, est le site mondial de production d'ésoméprazole, rappelle-t-on. "La production est à l'arrêt depuis mardi", a indiqué un représentant syndical.
Les demandes des salariés portent sur les modalités du plan de GPEC prévu par le groupe sur le site, les indemnités de départ proposées ayant été jugées trop faibles, ainsi que sur une augmentation des salaires.
"Les discussions entre la direction du site et les représentants du personnel se poursuivent", a indiqué le porte-parole d'AstraZeneca.
La filiale n'était pas en mesure vendredi de préciser les conséquences de l'arrêt depuis une semaine de la production d'ésoméprazole, ni dire si cet arrêt pourrait conduire à des ruptures de stock.
De source syndicale, on indique que la direction a fait un pas dans la bonne direction jeudi, en proposant une augmentation des salaires de l'ensemble des salariés de 65 euros bruts mensuels, mais que cela reste en-deçà de leurs demandes, qui sont de 100 euros bruts.
De plus, l'idée du GPEC aurait été abandonnée en faveur de la mise en place d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). Les salariés demandent des primes plus élevées dans le cadre des départs volontaires.
"Nous avons rencontré la direction ce matin [vendredi, ndlr]. Nous leur avons indiqué que leurs propositions restent insuffisantes", a déclaré un représentant syndical, ajoutant que la poursuite de la grève a été votée vendredi midi, de manière illimitée.

Par Thierry Sauvage - Publié dans : CFDT Infos
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Jeudi 3 avril 2008 4 03 /04 /Avr /2008 16:16

La CFDT aborde le rendez-vous des retraites de 2008 sur la base d’un argumentaire structuré et d’objectifs revendicatifs précis issus d’un large débat interne. Ceux-ci ont été présentés à la presse le 25 mars (cf. dossier de presse). Ce positionnement a été exprimé le 27 mars au gouvernement, représenté par les ministres X. Bertrand et A. Santini. A l’issue de cette rencontre, la CFDT a clairement indiqué qu’elle n’envisagerait pas d’action avant de connaître les réponses du gouvernement annoncées pour la mi-avril.

A l’issue de cette journée de bilatérales, la presse indiquait qu’une intersyndicale allait se tenir le lundi 31 mars au matin. Nous avons été surpris de cette annonce alors qu’il était prévu une séance de travail commune entre organisations, excluant toute déclaration ou initiative d’action. Constatant que cette réunion changeait de nature et se transformait en une intersyndicale sans en avoir été informés, nous avons indiqué à nos partenaires syndicaux que nous souhaitions le report de cette rencontre et, dans l’hypothèse où elle serait maintenue en l’état, que nous n’y participerions pas.

La réunion en question s’est donc tenue en notre absence le 31 mars. A la suite, Force Ouvrière annonçait unilatéralement sa décision d’organiser une journée d’action le mercredi 16 avril* qui succède à l’initiative tout aussi unilatérale de la CGT le 29 mars.

Si nous n’excluons ni des échanges avec les autres organisations, ni d’éventuels recours à des actions et manifestations au vu des réponses gouvernementales, nous exigeons de nos partenaires syndicaux le respect des engagements pris et le respect de notre autonomie de décision. L’issue de cette intersyndicale, et les décisions unilatérales prises démontrent que la CFDT a eu raison de ne pas se laisser entraîner dans une réunion dont elle ignorait l’objet réel.

* NB : Le 16 avril, les organisations syndicales d’Ile-de-France ont décidé d’une journée d’action sur, strictement, la question du pouvoir d’achat. FO a décidé de détourner cet objectif en annonçant une mobilisation sur les retraites. Pour la CFDT, comme pour la CGT, d’Ile-de-France, il n’est pas question de modifier l’objet de cette action.

Par Thierry Sauvage - Publié dans : CFDT Infos
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